lundi 21 mars 2011

Noues et arêtiers

Ça fait déjà 2 semaines que nous avons commencé les tuiles. Depuis le premier week-end il y a un peu de nouveau.
Nous nous sommes notamment attaqué aux noues. Il s'agit des angles intérieurs entre deux pans de toitures. C'est certainement le point singulier le plus délicat dans la couverture. Dans un premier temps il faut poser la bande de zinc qui forme une gouttière presque plate. Ensuite on y fixe les stop-piafs (sorte de peignes en plastique qui empêche les oiseaux de venir faire leur nid dans les combles). Enfin, on recouvre environ 10cm de chaque cotés avec les tuiles qu'il faut tronçonner. Faut faire ça bien car la découpe restera apparente.


Pour les arêtiers c'était plus simple. Ce sont les angles extérieurs et l'avantage c'est que les découpes seront cachées par des tuiles faîtières. On a tout taillé à la disqueuse, directement sur place. Il fallait juste faire attention à ne pas découper autre chose que les tuiles. Seul inconvénient : Ça génère pas mal de poussière. J'avais l'impression d'avoir bouffer un pot en terre cuite.


Ce week-end, on a repris un peu la pose des tuiles. On s'est attaqué à la terrasse, notamment avec les pièces de rives qui viennent habiller la façade de la charpente traditionnelle. Malheureusement, il nous manquait des tuiles pour couvrir le reste. Du coup on a fait plein de petites bricoles. Mimi s'est occupé de poncer les poteaux de la terrasse pendant que je posait les liteaux sur le porche qui avait été mis de coté. Ensuite, on a enchaîné avec un peu de mécanique pour réussir à démarrer la tondeuse. Mon grand père me l'avait pourtant bien dit de débrancher la batterie durant l'hiver...

Pour finir on a donc fait un peu de jardinage de printemps (dimanche c'était le 20 mars!). Et oui, le terrain en avait bien besoin. Je commençais à avoir peur de perdre Mimi dans les hautes herbes ;)

dimanche 6 mars 2011

La couverture

Il y a un an, on coulait à peine les fondations de la maison et ce week-end, nous nous attaquions à la couverture. C'était un moment très important! Les tuiles, c'est quand même la toute dernière étape avant d'être hors d'eau. Du coup j'ai passé une nuit difficile vendredi; je me suis levé à 4h du mat' et j'arrivais plus à me rendormir tellement ça me travaillait. Toujours étant que samedi, à 8h30 on était sur le terrain avec Mimi pour les préparatifs avant que 6 amis habituellement coureurs mais couvreurs pour l'occasion arrivent pour nous prêter main forte. En effet, Cathy, Laurent, Annie, Yves, Gizou et une nouvelle fois Bernard avaient répondu présent à notre demande de coup de main.



Laurent qui avait récemment fait la même chose pour sa maison nous a apporté son expérience et s'est occupé du calepinage avec Mimi. Il fallait tracer les verticales toutes les 3 tuiles afin d'être certain de rester droit sur tout le pan.





Les autres se sont chargé de l'essentiel pour bien avancer : la chaîne humaine. Et je peux vous dire qu'elle a bien fonctionné car c'est près de 1200 tuiles qui ont été montées en une seule journée.
Pour ce qui est de la pose, là aussi tout a été très vite. Mimi se chargeait des tuiles du premier rang qui nécessitent d'être attachées au liteau pour limiter les dégâts les jours de tempêtes. Quant à Laurent et moi on posait les autres rangs dans la foulée avec les tuiles que nous apportaient Cathy et Gizou.



La motivation était au rendez-vous, d'autant plus que nous avons eu grand soleil toute la journée.
Du coup nous en avons profité pour faire le premier barbecue de l'année.
HIIIIIHAAAAA !!! ;)




Le lendemain, c'était au tour de Julien de venir nous aider. Là encore, nous n'avons pas chômé. Le frangin montait les tuiles qui avaient été déplacée la veille au niveau du patio tandis que Mimi et moi se chargions de les poser.
Dimanche soir c'était près de 2 tiers de la charpente qui étaient couvert.


dimanche 20 février 2011

Le Dussart sur le toit

Ce Week-end, j'avais pris mon vendredi pour essayer de finir au plus vite la couverture.
Dans un premier temps j'ai terminé de poser l'écran sous-toiture. Il ne restait plus qu'une bande au dessus du salon ainsi que la terrasse. Pour cette dernière, la tâche a été moins facile que le reste, d'une part parce que le vent a commencé à se lever et d'autre part parce qu'il s'agit d'une charpente traditionnelle. En effet, l'avantage avec les fermettes c'est que j'arrivais à me déplacer facilement car je pouvais mettre les pieds un peu partout. Ici c'était plus compliqué, je n'avais que les chevrons comme prises, mais j'ai fais avec. Ensuite, une fois que l'écran est posé, il n'y a plus de risque de passer à travers, le film est assez solide pour soutenir le poids d'un homme. Croyez-moi j'ai marché dessus à plusieurs reprises (sans vraiment le vouloir...).

Le samedi, j'ai pu attaquer les liteaux. Je me suis fait un outil de la largeur du pureau (distance entre 2 liteaux) pour être sûr de toujours avoir le même écartement et pour gagner du temps, c'est plus rapide que je sortir le mètre à chaque fois.
Deux tiers des liteaux étaient posés à la fin de journée et pourtant la météo n'a pas été des plus clémentes. Le matin quand je suis arrivé il tombait une grosse pluie qui a duré plus de 4 heures. Au bout d'un moment j'en ai eu marre d'être trempé alors j'ai enfilé les bottes de pêche que m'avait donné mon grand père. Elles montent jusqu'au torse, alors pour le coup, la pluie elle pouvait toujours tomber! En revanche pour ce qui est du ridicule...

Le dimanche, avec Mimi, on a continué les liteaux, mais cette fois-ci sous un beau soleil. Il faisait presque trop chaud à certain moment. Si tout va bien, on devrait pouvoir poser les tuiles dans 2 semaines.

dimanche 6 février 2011

Ecran sous-toiture

La charpente traditionnelle terminée, il nous restait quelques renforts à poser au milieu les fermettes. Il s'agit des "contreventements" qui solidifient la toiture en se posant en biais pour éviter que les fermettes ne se couchent.
En plus de ces renforts, il fallait poser les chevrons au dessus des pannes de la terrasse et du porche. Ils supporterons les liteaux et donc les tuiles.
Pendant que j'étais occupé avec toutes ces pièces de bois, Mimi a passé la première couche de lasure sur le porche. Ça a fait gagner du temps et puis ça évite que le bois prenne trop l'humidité.



Le week-end suivant nous pouvions donc nous occuper de poser l'écran sous-toiture. C'est un genre de feutre vert qui laisse passer l'air mais pas l'eau. Ça apporte une légère isolation supplémentaire à la maison et ça permet surtout d'éviter d'avoir de l'eau qui pénètre dans les combles s'il y a une tuile de cassée ou de fortes rafales de vent.
J'espérais pouvoir tout poser en un week-end, mais encore une fois mon optimisme m'a joué des tours. C'est pas si simple à poser cette connerie. Le gros soucis c'est qu'après avoir posé le film sur les fermettes on a plus vraiment de prises pour poser les pieds. Encore heureux qu'il a fait grand soleil tout le week-end sans un pète de vent car je vous explique pas s'il fallait dérouler 15m de film sans que ça s'envole. Au final, un tiers de la toiture a été recouvert le dimanche soir.

jeudi 13 janvier 2011

La charpente traditionnelle

Le week-end dernier, c'etait le 1er de l'an. Nous en profitons pour souhaitez à tout le monde une excellente année 2011. De notre coté nous espérons que les travaux avanceront aussi bien que ces 6 derniers mois et si possible qu'on puisse aménager à la fin de l'année (ça va être chaud quand même).

Nous avions prévu de travailler le samedi, mais après s'être couché à 8h du mat' c'est difficile de se lever...
Nous n'avons donc profité que du dimanche 2 janvier pour s'occuper de la charpente de la terrasse.
Avant de commencer à poser la structure en bois, il nous fallait monter le pignon qui supportera les pannes. Je me suis donc remis à poser des briques pendant que Mimi clouait quelques renforts aux fermettes. La journée nous a suffit pour terminer le pignon.

Le week-end suivant, avec l'aide de Julien, on a pu commencer à poser le traditionnel. Nous avions reçu les pièces parfaitement taillées pour que tout s'emboite simplement. Malheureusement, le jeu de lego s'est avéré être plus compliqué que prévu. Je ne sais pas si le bois avait gonflé ou si les encoches avaient mal été taillées mais aucune pièces ne s'emboîtaient parfaitement. Au mieux il fallait forcer pour que ça rentre, mais la plupart du temps on a été obligé de limer ou scier les bords des embouts. Autant vous dire que la hauteur de travail n'arrangeait pas les choses.



D'ailleurs pour la grosse ferme centrale, on a été obligé de tout assembler au sol après avoir fait une première tentative foireuse. Le truc, c'est qu'une fois assemblée, la ferme était forcément plus lourde. On a préféré attendre le lendemain, le coup de main de Vincent pour porter l'ensemble a 3m de haut.


Comme on dit souvent : la nuit porte conseil. Et effectivement, le dimanche tout allait mieux. D'une part il y avait 2 bras supplémentaires, et d'autre part on taillait les pièces avant de les poser. A 13h, tout était monté et on était très content du résultat final. La charpente de la terrasse change complètement la façade de la maison et ça apporte une vraie dimension à l'ouvrage.

En voyant ces clichés j'imagine que tout le monde se dit comme nous : "Waw !!! C'est beaaaauuuu !!!" C'est vrai que c'est beau.... mais faut tout refaire ;(

On ne le voit pas forcément sur les photos, mais la charpente de la terrasse est 20cm plus haute que les fermettes, et ça c'est pas bon!
Le fait d'avoir toutes les pièces de la charpente taillées et prêtes à être posée on ne s'est pas imaginé qu'il pouvait y avoir des découpes à effectuer. Malheureusement, les poteaux de la terrasse devaient être coupés en fonction de la hauteur nécessaire.

Sur le coup, on s'est dit "tant pis, on laisse comme ça!". Techniquement, c'est pas vraiment gênant, c'est juste qu'il y aurait une pente derrière le pignon. Si ça se trouve, ça ne se verrait même pas. Mais, nous on sait qu'il y a une erreur et toute la semaine je n'ai pensé qu'à ça. Je crois que tant que ça ne sera pas corrigé je ne m'y ferai pas.

Alors, on va corriger l'erreur; et pour éviter de tout démonter, on a prévu d'étayer l'ensemble des poutres et de couper les poteau sur place à la scie circulaire. Espérons que tout se passe bien.

Ce week-end, c'était justement le moment tant attendu de rectifier le tir. On a d'abord commencé par s'occuper du porche. Ça nous a permis de voir que percer du béton armé c'est vraiment pas facile. Mis à part cette difficulté, la charpente du porche s'est plutôt bien passée. A croire que l'expérience de la terrasse commence à se faire sentir. (on dit pas qu'on a coupé les poteaux du porche 9cm trop court...)

Sitôt terminé, on s'est alors occupé de reprendre la terrasse. L'idée était d'étayer la grosse poutre centrale qui supporte la majeure partie de la charge, de tailler l'emplacement des pannes dans les briques ou le béton et enfin de couper les poteau de 20cm.

Avec tout l'optimisme que j'ai, tout semblait très facile, alors je me suis dit qu'on avait pas besoin de main d'œuvre supplémentaire pour y arriver. A vrai dire, le moment venu, j'étais pas très fier. C'est vrai que couper les poteaux d'une charpente, c'est pas vraiment rassurant... Et pourtant on a réussi. Tout s'est passé comme prévu : Ça nous a pris pas mal de temps, surtout pour creuser dans le béton armé, mais a la fin de la journée la terrasse était alignée avec les fermettes, voyez par vous même. (Comment ça on ne voit pas la différence? ;)).

mercredi 22 décembre 2010

La charpente (la suite)


Il nous aura fallut 5 week-ends pour finir de poser les fermettes. Nous avons gagné un week-end par rapport à nos estimations, tant mieux, c'est rarement le cas ;)

Cela est dû aux nombreux coup de main que nous avons reçu.
Mon frangin est venu à 3 reprises!

Puis Cathy, la sœur de Mimi, fraichement rentrée de Nouvelle-Zélande.

Toma et Caro: ils ont tellement aimé ça qu'ils sont revenus le lendemain ;)

Enfin Olivier, Vincent et David nous ont également prêté main forte pour porter les grosses poutres. Et heureusement qu'ils étaient là.

Merci à tous d'avoir eu le courage de venir, d'autant plus que la météo n'était pas souvent au rendez-vous. Voici quelques photos de tout ce monde à l'œuvre.


J'espère qu'ils ont pris autant de plaisir que moi à poser ces fermettes. Une chose est sûre le résultat est là, et ça fait vraiment du bien !

dimanche 21 novembre 2010

La charpente

La charpente a été livrée le vendredi 5 novembre par semi-remorque. Du fait que le camion ne puisse pas faire sa manœuvre pour rentrer sur le terrain, nous avions prévu de tout faire déposer à l'entrée et déplacer les pièces à la main ou à l'aide de la remorque. Bernard avait donc été réquisitionné pour nous porter main forte. Honnêtement, je pensais qu'une seule journée suffirait largement pour tout déplacer, mais finalement il nous a fallut 2 jours complets. C'est fou toutes les pièces que ça représente!



Les plus grandes fermes ont été déplacées à la main, mais dés qu'on pouvait se servir de la remorque on en profitait. D'ailleurs, à la fin, on la chargeait même avec les fermettes de 6 mètres de long, ça dépassait d'un bon mètre à l'arrière et ça rentrait jusque dans le coffre mais c'était toujours moins fastidieux que de les transporter à la force des bras.



Nous avions posé toute la semaine du 11 novembre pour avancer au maximum la charpente, malheureusement, nous avions encore un peu de béton à terminer sur la ceinture et le temps a été pourri quasiment tous les jours. Il a donc fallut attendre le week-end suivant, que la pluie soit moins forte pour poser les premières pièces.



Avec l'aide de Julien et Vincent, un collègue de la Caisse des Dépôts, nous avons commencé par assembler une des 4 fermes triplées qui va en transversal d'un angle de la maison à un poteau du patio. Il faut savoir qu'il s'agit des fermes les plus longues qui doivent être clouées entre elles pour former quelque chose de solide. Elles font 8 mètres de long ce qui commence a faire pas mal de poids. Du coup on s'est demandé si on devait les clouer au sol et hisser les 3 en même temps ou bien les disposer en hauteur une par une pour les fixer ensuite.
On a choisi la première solution. L'avantage c'est que l'assemblage était beaucoup plus pratique qu'à 3 mètres de haut suspendu sur une échelle, mais l'inconvénient, c'est qu'on en a chier un peu (moins qu'on l'imaginait quand même).


Une fois scellée, la suite est beaucoup plus simple. Les "demi-fermettes" sont posées sur le mur et viennent s'emboîter sur la grosse. Reste plus qu'à cheviller les équerres au niveau de la ceinture et clouer la jonction entre les 2 pièces.















Le week-end suivant, 13 fermettes supplémentaires ont été posées. Après avoir terminé le premier angle, nous nous sommes attaqués aux pièces qui vont du patio jusqu'au mur extérieur opposé. La seul différence, c'est que cette fois-ci les fermettes ne sont plus fixées sur la poutre, mais tenues par des équerres des deux cotés. Et pour solidifier le tout, nous avons posé les "lisses" (petites lattes de bois) qui se clouent sur le bas des fermettes ainsi que les "étrésillons" qui font l'écartement entre les sommets des fermettes.
Honnêtement, mis à part la pluie, poser la charpente c'est plutôt agréable. Il n'y a rien de bien compliqué, tout est déjà découpé à la bonne dimension, "il suffit" d'assembler. Et puis l'avantage aussi, c'est qu'on voit vite le résultat. Regardez un peu ce rendu après 4 jours de travail: